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Aide internationale et Commission européenne

Un excellent papier sur les carences du financement de l’aide internationale par la commission européenne a été rédigé par l’association IDEFIE et je vous invite à le découvrir sur leur site.

Plus de 9 milliards d’aide au développement financés par l’Union européenne

(https://www.irinnews.org/fr/cartes-et-graphiques/2016/12/20/les-plus-gros-bailleurs-de-fonds-de-2016):
« Sur son site Internet, l’Union Européenne déclare : « Collectivement, l’UE et ses pays membres sont les premiers donateurs d’aide humanitaire au monde. Nous avons vérifié cette affirmation.
En additionnant les financements provenant directement des pays membres de l’UE, les fonds versés par le biais des institutions européennes, et la participation de l’UE au Fonds central d’intervention d’urgence, la contribution globale de « l’Europe politique »(en 2016) excède les 9,9 milliards USD – soit près de la moitié (47 pour cent) du total mondial.
Ces chiffres excluent la Norvège, la Suisse et autres pays non membres de l’UE. La Croatie est le seul pays membre de l’UE à n’avoir déclaré aucun financement humanitaire aux Nations Unies pour l’année 2016. Les autres pays membres ont contribué à hauteur de 6,8 milliards USD.
Seulement voilà le problème : pour la première fois en 2016, l’Europe « s’aide » elle-même. La Grèce a reçu 422 millions USD, soit plus d’aide humanitaire » que la République centrafricaine. L’UE a étendu le concept d’aide humanitaire pour y inclure les situations au sein de son territoire, et a décidé de verser 328 millions USD à la Grèce. « 

Génératrice de gaspillage et de non-respect des droits des personnes

Le second problème est la façon dont cette aide de 9.5 milliards € est distribuée (6 % du budget de l’Union européenne est consacré à « L’Europe dans le monde  » en 2017 soit 9.5 milliards €) puisqu’il n’y a pas de stratégie en matière de politique étrangère (voir par exemple la gestion de la crise migratoire, …). Un des derniers exemples dont je peux témoigner concerne un projet financé par l’Union européenne pour plus de 500.000 € pour un énième audit des ministères d’un pays qui avait demandé un prêt au FMI afin de contenter celui-ci alors que tous les bailleurs connaissaient la situation et que le prêt avait été accordé. Un simple gaspillage mais qui manque gravement d’éthique quand on sait qu’il s’agit d’aide au développement : Pour donner une idée, cet ‘audit’ représente 16 % du PIB du Burundi, un des pays les plus pauvres de la planète !

Autre exemple de non responsabilité : le mode de recrutement des experts. La Commission européenne a ici réussi le tour de force de mettre en place un système inique, couteux et illégal. Je vous laisse découvrir cette note produite par l’association IDEFIE, déposée il y a plusieurs mois auprès de la Commission européenne qui depuis l’étudie.

A la lecture de cette note, on s’aperçoit que le domaine de l’aide au développement est le secteur où les carences de la construction européenne sont les plus apparentes car dans un secteur qui touche à la survie des individus: bureaucratie, non-respect du droit des personnes, du droit du travail, gaspillage, manque de vision politique, incompétence… car il ne suffit pas de proclamer être le plus gros contributeur, encore faut-il savoir comment dépenser ce pactole pour le bien-être de l’humanité, quel est l’impact de tant de milliards d’euros dépensés sur les populations en difficulté? Là les institutions européennes sont curieusement muettes et continuent.

 

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