Chapitre 4 La conscience expliquée ?

Chapitre 4 La conscience expliquée ?

Nous avons abordé dans les chapitres précédents les théories neurologiques et psychologiques cognitives sur la conscience. Dans ce chapitre, nous allons nous intéresser aux tentatives d’explications faites par les philosophes. L’une des raisons est qu’aucune des théories que nous avons exposées jusqu’à présent n’explique l’intuition suivante, à savoir que la conscience implique quelque chose comme un sentiment diffus, une émotion ou une expérience ou comme le dirait Nagel, quelque chose qui serait comme être conscient. En fait, nous aurions pu étudier beaucoup d’autres propositions sur la conscience mais cette intuition serait toujours une pierre d’achoppement. Pourquoi ?

Chalmers (1995, 1996) suggère qu’expliquer la conscience présente un certain nombre de difficultés, mais que l’une des difficultés majeures est d’expliquer comment l’expérience (feeling ou conscience phénoménale) surgit à partir d’une base physique. Ceci est connu parfois comme le problème des qualia, un terme utilisé par les philosophes pour décrire les ressentis ou expériences individuels auxquels on se réfère quand on parle de conscience phénoménale. Par exemple, nous avons déjà discuté la nature du qualia associée au fait de boire une tasse de café. Le problème est pratiquement le même que celui que Descartes a soulevé au XVIIe siècle : comment expliquer la relation entre un esprit conscient et un corps matériel ? Pourquoi ce problème est-il si difficile à résoudre ?

Searle (1999) souligne trois aspects de notre expérience consciente : des états conscients sont intériorisés, qualitatifs, et subjectifs. Ils sont intériorisés car les processus conscients se placent à l’intérieur de la personne et car ils existent dans le contexte d’un flux de processus conscients, tels que décrits par James. Les états conscients sont qualitatifs car chacun d’eux a un caractère qualitatif c’est-à-dire que chaque état correspond à une façon dont on se sent dans cet état. Dans la terminologie de Nagel, il y a quelque chose qui est comme être dans un état conscient. Enfin les états conscients sont subjectifs car il y a toujours besoin d’un sujet, c’est-à-dire d’une personne pour les expérimenter.

Le problème est particulièrement difficile à résoudre pour trois raisons. Pour Élaborer une théorie objective et scientifique de la conscience phénoménale ou qualia, nous devons comprendre « ce qui est comme » être dans un état conscient. Et le fait que les états conscients sont intériorisés pose de sévères difficultés. Nous ne pouvons pas objectivement observer ce qu’est être comme dans un état conscient pour les autres ; nous pouvons seulement le supposer. Ce qui amène deuxième difficulté : la conscience phénoménale est qualitative ; c’est un feeling ou une expérience, et il n’y a peu ou pas de signes extérieurs dans le comportement des gens pour indiquer la nature de cette expérience. Le caractère subjectif des états conscients amène à une dernière difficulté. Beaucoup de chercheurs ont évoqué le fait qu’étudier la conscience objectivement implique de pas s’intéresser à son caractère subjectif. Pour Nagel (1974), la conscience possède un trait essentiel. Ceci est parfois décrit comme un caractère à la « première personne » (se référant ainsi au pronom personnel singulier ‘je’). Pour lui, la conscience semble toujours impliquer un ‘je’ qui expérimente un point de vue particulier. Qu’est-ce qu’un point de vue et pourquoi cela pose-t-il des difficultés pour une théorie scientifique et objective de la conscience ? Davies et Humphreys décrivent un point de vue comme constituant ‘une sorte de limitation de ce qui est concevable pour un individu’ (Davies et Humphreys, 1993). Par exemple, notre système perceptuel limite la façon dont nous voyons le monde. Si nous n’étions pas capables de voir un spectre visible, mais des rayons X, nous aurions des points de vue différents sur le monde. Bats qui navigua autour du monde guidé par une sorte d’écho sonar, avait probablement une ‘vue’ différente du monde. Pour élaborer une théorie objective de la conscience phénoménale, nous aurions besoin de comprendre quelque chose du point de vue des autres organismes. Cela peut ne pas poser de problèmes insurmontables avec des humains bien que toutefois certains cas neuropsychologiques restent difficiles à comprendre. Mais dans le cas d’organismes totalement différents comme les chauves-souris, cela est sans espoir.

Où en sommes-nous de notre explication de la conscience ? Nous avons vu qu’expliquer la conscience phénoménale était très difficile. Chalmers qualifie ce fait de ‘problème dur’ de la conscience. Nous avons également vu que beaucoup de théories sur la conscience n’expliquent pas ce problème. Peut-être, comme suggéré par Nagel, l’intrinsèque « première personne » ou le caractère de perspective de la conscience place des obstacles insurmontables sur le chemin d’une théorie objective. Comment pourrions-nous décrire objectivement l’expérience consciente de quelqu’un d’autre sans décrire son point de vue ? Pourtant comment pourrions-nous décrire ce point de vue si nous ne sommes pas les sujets de leur expérience consciente ? Cela ne signifie pas qu’il est impossible de percevoir et de comprendre l’esprit des autres gens. Seulement faire un compte rendu objectif du point de vue de quelqu’un d’autre demande beaucoup plus.

Nagel nous aide à comprendre pourquoi la conscience est tellement difficile à approcher. En face de ces difficultés à trouver des explications, les chercheurs ont pris des positions de plus en plus extrêmes pour tenter de trouver des solutions. Nous allons exposer certaines de ses positions. Ne vous laissez pas décourager si certains points sont difficiles à comprendre en première lecture.

Est-ce que la conscience phénoménale existe ?

Daniel Dennett, philosophe, propose une approche du problème de la conscience qui est très différente de celles des psychologues comme Baars ou Damasio (Dennett, 1991). Pour ces derniers, l’objectif était de trouver des preuves psychologiques et de développer une théorie exprimée en termes familiers pour les psychologues (traitement de l’information et structures biologiques). Au contraire, le but de Dennett s’intéresse à la notion même de conscience et vérifie si notre conceptualisation de celle-ci est cohérente ou non. Son but est d’étudier si une théorie de la conscience est possible et, dans ce cas, quelle forme elle prendrait.

Dennett propose que l’esprit consiste en une série de processeurs spécialisés ou circuits travaillant tous en parallèle. Ces processeurs peuvent entrer en conflit, voire en compétition. A ce point de vue, sa théorie de la conscience se rapproche beaucoup de celle de Baars. Toutefois les deux théories diffèrent sur une hypothèse principale. Concernant Dennett pense que la conscience phénoménale n’existe pas. Pour lui, certaines les intuitions dont nous avons déjà parlé précédemment sont erronées. Bien que nous puissions être convaincus qu’il y a une partie de feeling ou d’expérience impliqués dans notre conscience, d’après Dennett, nous avons tort. Dans nos discussions, nous avons évoqué les difficultés à exposer ce qui était impliqué dans la conscience par opposition à d’autres processus comme l’écoute ou la vision. Or, pour Dennett, nous faisons seulement l’hypothèse qu’il y a quelque chose d’autre, une conscience phénoménale, au-delà de ces processus, même si cela est très difficile à décrire.

De ce point de vue, la position de Dennett présente quelques similitudes avec notre discussion sur l’importance du langage pour décrire la conscience. Nous avions noté que la nature du langage peut déterminer le type d’expérience consciente que nous avions. Ainsi, il est possible qu’un Pintupi et un Européen vivent des expériences conscientes différentes face à un trou dans le sol. Si nous acceptons la possibilité que le langage détermine la nature de notre expérience consciente, alors il est difficile de rejeter l’hypothèse qu’il est possible aussi que notre langage nous trompe en nous faisant penser que la conscience phénoménale existe alors que ce n’est peut-être pas le cas. Ainsi, Dennett prend une position extrême quant au rôle du langage sur la mise en forme de notre conscience. Pour lui, parler d’expérience et de choses similaires nous conduisent à la fausse croyance que la conscience phénoménale (feeling et expérience) existe réellement ! Ainsi parler de conscience phénoménale n’est rien de plus qu’une confusion conceptuelle qui ne résiste pas à une analyse poussée.

Une des conséquences décidément positives de la théorie de Dennett est qu’elle suggère que les théories de la conscience, comme celle de Baars ou de Damasio, peuvent être beaucoup plus complète que nous le pensions précédemment. Que celles-ci soient incapables d’expliquer la conscience phénoménale peut difficilement être critiquée si cette conscience n’existe pas ! Ainsi, si Dennett a raison, tout ou partis de ces théories peuvent fournir une bonne explication de la conscience.

Par ailleurs, les arguments de Dennett ne répondent pas réellement à notre forte intuition que la conscience phénoménale existe. Les expérimentations de Franck Jackson en 1982 et décrites ci-après ont pour but de montrer que la conscience phénoménale existe bel et bien (bien que cet exemple ait été rejeté par Dennett) :

« Marie est une scientifique brillante qui, pour une raison quelconque, est obligée d’analyser le monde dans une pièce noire et blanche via un téléviseur en noir et blanc. Elle s’est spécialisée dans la neuropsychologie de la vision et collecte, supposons nous, toutes les informations physiques que l’on peut obtenir sur ce qui survient quand nous regardons des tomates mures ou le ciel, et utilisons des termes comme rouge, bleu, etc. elle a découvert par exemple quelles combinaisons de longueurs d’ondes en provenance du ciel stimulent la rétine, et exactement comment se produit la formulation de la phrase suivante via le système central nerveux, la contraction des cordes vocales et l’expulsion de l’air des poumons: « le ciel est bleu »… Qu’arrivera-t-il si Marie sort de sa chambre noire et blanche ou s’équipe d’un téléviseur en couleur ? Apprendra telle quelque chose de nouveau ou non ? » (Jackson, 1982)

 

Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous que Marie apprendrait quelque chose au sujet des couleurs qu’elle n’a pas encore appris dans son environnement monochrome ? S’il en est ainsi qu’apprendra telle ? Si vous pensez que Marie n’apprendrait rien, pourquoi pensez-vous ainsi ?

 

Beaucoup de gens pensent que Marie apprendrait quelque chose quand elle verrait pour la première fois, par exemple, une rose rouge ou un ciel bleu. Elle saurait déjà que la rose est rouge, mais elle apprendrait pour la première fois ce que cela fait (en termes de feeling) qu’expérimenter le rouge. Pour la première fois, elle serait capable de dire ce à quoi le rouge ressemble, ou, en d’autres mots, à quoi ressemble l’expérience du rouge. Jackson pense qu’il est évident que Marie apprendrait quelque chose à partir de l’expérimentation de la couleur, et que ceci démontre que l’expérience consciente s’élabore au-delà des mécanismes cognitifs et biologiques du corps et du cerveau. Après tout puisque, par hypothèse Marie détient toute l’information physique concernant la couleur, son apprentissage quelque part démontre qu’il y a plus à expérimenter au sujet de la couleur que simplement l’acquisition de l’information. Qu’est-ce que ce plus peut- il être ? La conscience phénoménale.

L’argument de Jackson est sujet à controverse. Pour Dennett, l’expérimentation est fondamentalement erronée. Il pense qu’il est tout simplement trop difficile pour nous d’imaginer et déduire toutes les implications de la situation où quelqu’un posséderait toute l’information physique disponible au sujet de la couleur. Pourtant, cette expérimentation mentale est extrêmement utile pour essayer de clarifier l’intuition que la conscience phénoménale existe.

Est-ce que tout le monde aille conscience phénoménale ?

Une explication alternative et également téméraire de la conscience a été suggérée par Chalmers. Il suggère que l’expérience ou la conscience phénoménale est un ‘trait fondamental’ de l’univers physique. Qu’est-ce que cela signifie ? Comme la masse, la charge électromagnétique, l’espace et le temps sont des traits fondamentaux des objets car tous les objets en sont pourvus, Chalmers propose qu’ils ont un autre trait : l’expérience.

L’hypothèse de Chalmers est basée partiellement sur l’expérimentation mentale (réflexion) suivante : à savoir s’il est concevable qu’il y ait des zombies–ou des réplications, molécules par molécules, d’êtres humains qui n’auraient pas de conscience.

Expérience du zombie

Imaginez qu’il y ait des créatures qui, non seulement ressembleraient à des êtres humains, mais seraient en fait des réplications, molécules par molécules, d’êtres humains conscients. Supposez aussi que ces créatures agissent de façon identique à leur contrepartie humaine. En conséquence il n’y aurait aucune façon de différencier ces créatures de véritables êtres humains. La question est alors celle-ci : est-il concevable que ces créatures ne soient pas conscientes ? Seraient-ce des zombies sans aucune vie mentale ? Qu’en pensez-vous ?

Si vous croyez qu’être non conscients soient impensables pour ces zombies, alors vous pensez implicitement qu’une réplication molécules par molécules d’un être humain conscient serait aussi conscient. Cela revient à dire que la conscience est seulement le produit de la composition physique d’une personne. Toutefois si vous pensez qu’un zombie non conscient est concevable, alors cette expérimentation mentale montre que la conscience ne surgit pas de la nature physique composant un organisme. Après tout, un humain et un zombie peuvent être totalement identiques au détail près, y compris leur composition moléculaire, mais le premier serait conscient alors que le second ne le serait pas.

La réflexion sur le zombie nous renvoie à notre discussion précédente sur les automatismes, le somnambulisme et le malheureux cas de Ken Parkes.

Vous vous rappelez que Ken Parkes eut un comportement complexe et cohérent avec tous les différents aspects de la conscience que nous avons décrits. Pourtant, Parks plaida avec succès que le meurtre de sa belle-mère et les blessures infligées à son beau-père avaient été faites sans intention volontaire et de façon inconsciente. À la fois ses actes physiques et son comportement correspondraient à ceux d’un être humain totalement conscient, bien que violent, et pourtant la cour accepta le fait qu’il n’ait jamais été conscient de ses actes et donc qu’il n’avait pas agi volontairement, ni choisi ses actions. Si nous acceptons l’interprétation des événements par la cour, nous devons aussi accepter que durant sa « promenade en dormant » que Parks était dans le même état que nos zombies, à savoir une absence de l’expérience-clé d’être conscient. Revenons à notre discussion précédente sur la conscience phénoménale : il n’y a rien qui ressemble à ce que serait « être Ken Parkes marchant en dormant » (ou un zombie). Il était sans conscience phénoménale. De la même façon, dans le la cas hypothétique d’une vision aveugle, alors que le patient peut décrire avec succès une scène perçue dans l’aire visuelle affectée par le scotome, il n’y a rien qui ressemble à ce que serait de voir cette scène.

Les implications d’accepter que Ken Parks était un’ zombie’ alors qu’il marchait en dormant ou que les patients avec une vision aveugle existent, sont considérables. La conséquence logique est que la conscience ne survient pas directement comme résultat l’activité cérébrale et de son état physique. Il s’agit d’une étonnante conclusion pour ceux dont la position est de dire que tous les éléments de la conscience peuvent être réduits à une analyse scientifique. Pour autant, des psychologues ou philosophes argumenteraient que les zombies non conscients sont inconcevables, et que la vision aveugle ne peut même pas être une hypothèse théorique. Chalmers toutefois répond à ce problème en suggérant que les objets possèdent, en plus de leurs traits fondamentaux physiques, des traits fondamentaux non physiques. Des critiques substantielles de la position de Chalmers ont toutefois été faites. L’une est d’expliquer comment les traits ‘expérience de’ choses comme le neurone qui est habituellement considéré comme non conscient, se combinent dans le cerveau pour donner l’expérience de ce qu’ordinairement nous appelons conscience. Une autre critique est d’expliquer comment les neurones et autres objets physiques comme des chaises ou des tables n’arrivent pas à atteindre ce que nous appelons un état conscient. Peut-être le problème le plus difficile est toutefois jusqu’à quel point pouvons donner du sens à la théorie de Chalmers. Les chercheurs se sont demandés ce que cela voulait réellement dire que l’expérience est un trait fondamental que nous partageons avec tous les objets physiques. Si Chalmers laisse beaucoup de questions en suspens et quelque part dans la confusion, vous n’êtes pas le seul. Une façon de considérer sa théorie serait peut-être de la considérer comme une option extrême, non complètement intelligible, utilisée pour nous aider à approcher le problème dur de la conscience, à savoir que de la conscience surgit de matière non consciente.

Ne pourrons-nous jamais comprendre la conscience phénoménale ?

Une autre façon de traiter de la conscience est connue sous le nom du mystérianisme. Il s’agit d’une approche d’après laquelle la conscience n’est pas un phénomène naturel c’est-à-dire qu’il ne peut pas être étudié par des méthodes scientifiques. Colin McGinn a avancé une explication en ce sens. D’après lui la conscience est un sujet complexe qui dépasse notre compréhension. Tout comme les animaux n’auront jamais les ressources intellectuelles pour comprendre les causes de leur comportement, nous n’avons pas les ressources pour comprendre notre propre conscience.

Les trois options que nous avons étudiées, cognitive, biologique et philosophique, illustrent les différentes positions adoptées en réponse aux difficultés d’explications de la conscience. En essence, ces difficultés surviennent parce que bien qu’il y a des raisons de croire en l’existence de la conscience phénoménale, il n’a pas été possible jusqu’à ce jour d’établir une théorie satisfaisante. En fait il y a des raisons de croire que si la conscience phénoménale existe, il n’est pas possible de l’expliquer objectivement et scientifiquement. Cette possibilité a placé les chercheurs devant un dilemme. Tandis que l’accès à la conscience, sa fonction de contrôle et la conscience de Soi peuvent être expliquées par des théories psychologiques et philosophiques, la conscience phénoménale semble échapper aux tentatives d’explication de la science, comme le mystérianisme le suggère. C’est cette conclusion, loin d’être satisfaisante, qui a conduit les chercheurs à suggérer de nouvelles façons de conceptualiser la conscience afin de résoudre ce problème de conscience phénoménale. C’est peut-être dans ce contexte que nous devrions interpréter les positions apparemment extrêmes de Dennett et Chalmers.

Les options proposées par ces deux chercheurs peuvent être classées globalement dans deux grandes catégories. D’un côté nous pouvons soutenir que la conscience phénoménale n’existe pas car non explicable en termes biologiques ou cognitifs. Parler de la conscience phénoménale pourrait être un moyen qui nous aide à penser aux gens et à leur comportement, une invention d’une communauté sociale, culturelle et linguistique particulière. C’est ce que soutient Dennett cela ramène à notre discussion sur la relation entre conscience et langage. Si le langage semble façonner la nature de notre expérience consciente, alors il n’y a pas quelque chose appelée conscience phénoménale et notre façon da la conceptualiser serait erronée.

D’un autre côté, nous pouvons décider que la conscience phénoménale semble impliquer quelque chose qui irait au-delà de l’information que nous obtenons à partir de notre constitution biologique ou notre organisation cognitive. Bien qu’il y ait de bons arguments en faveur de cette option, il est difficile de comprendre ce qui pourrait expliquer le feeling ou l’expérience de. Se référer à l’expérience comme un trait fondamental ne nous aide pas beaucoup puisqu’il est difficile de définir cette notion.

Peut-être la théorie de McGinn est moins problématique mais sa conclusion négative, à savoir que nous ne serons jamais capables d’expliquer la conscience, doit être remise en question. Quelles que soient les tentatives d’explication de la conscience, il est clair qu’il s’agit d’un domaine présentant de vastes sujets de recherche. Presque certainement, des découvertes de disciplines autres que la psychologie ou la médecine, aussi bien que le réexamen philosophique de nos conceptualisations, seront les clés pour de futurs progrès.

 

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