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Le leadership spirituel: Comment le mesurer?

27939370_sCommençons d’abord par définir ce qu’est le leadership spirituel au travers des écrits de Danah Zohar (Spiritually Intelligent Leadership)

« Qu’est-ce qui fait un grand leader ? Certains disent que c’est la capacité d’indiquer une direction claire à une entreprise, d’autres de celle de prendre des décisions difficiles, d’autres encore, que le vrai leadership est l’art de commander et de contrôler, ou inversement d’inspirer de la loyauté envers ceux qui dirigent grâce à une forte empathie émotionnelle. Personnellement je pense que les grands leaders sont ceux qui possèdent une vision, mais pas n’importe laquelle, un type de vision qui combine matériel, intellectuel, émotionnel et spirituel.

Une vision est quelque chose que nous souhaitons atteindre, quelque chose auquel nous aspirons, qui forme le ciment d’une organisation, la force conductrice, l’énergie vitale de l’entreprise. Quand nous somme touchés par une vision, nos plus profondes valeurs émergentes et nous saisissons les objectifs durables de toute entreprise. Dans le monde d’aujourd’hui, ce qui manque le plus, ce sont ces leaders qui peuvent transmettre une vision.

L’une des raisons qui explique ce manque de leadership visionnaire est la valeur que notre société donne au capital matériel. Trop souvent, la richesse ou la valeur d’une entreprise est jugée par l’argent qu’elle gagne ou l’importance du pouvoir que cela donne sur les autres. Cette obsession du gain matériel relève de la pensée à court terme et de la poursuite étroite de l’intérêt personnel. Il est vrai que toute entreprise doit avoir une bonne santé financière, si elle veut subsister à court terme. Mais pour que le leadership conduise à des entreprises à long terme et pérennes, il a besoin de faire fructifier trois autres types de capital : » intellectuel », social et spirituel.

Danah Zohar n’évoque pas l’utilisation du capital intellectuel et technique de l’entreprise. Or celui-ci existe puisque constitué de l’ensemble des savoir-faire de l’entreprise « know-how. Quant au capital social, vous trouverez des définitions dans le livre de l’économiste F Fukuyama, « Trust : The Social Values and the Creation of Wealth » ; il peut être mesuré par le taux de confiance dans l’entreprise, l’empathie des gens entre eux et l’implication individuelle dans le bien-être de la communauté.

Comment mesurer le capital spirituel d’une entreprise ou d’un leadership ?
Pour D. Zohar, il repose sur 12 principes :
– Conscience de soi : connaitre ce en quoi je crois et ce qui me motive,
– Spontanéité : Vivre dans et être responsable du moment présent,
– Etre conduit par une vision et des valeurs : agir à partir de profondes convictions et vivre en conséquence,
– Holisme : voir la globalité des schémas, des relations et des connections, avoir un sentiment d’appartenance,
– Compassion : Avoir la possibilité de « co-sentir » et d’être en profonde empathie,
– Célébration de la diversité : Apprécier les gens pour et non malgré leurs différences,
– Indépendance : Faire face à la foule et avoir ses propres convictions,
– Humilité : Avoir le sentiment d’être un acteur d’une vaste pièce théâtrale, à sa juste place dans le monde,
– Tendance à poser la question fondamentale « Pour quoi ?» : Besoin de comprendre la signification des choses et le sens des situations, leurs racines,
– Capacité de recadrer : prendre du recul par rapport à une situation et al resituer dans un cadre plus général ; remettre le problème dans un contexte plus large,
– Utilisation positive de l’adversité : Apprendre et mieux se connaitre grâce à ses erreurs, revers ou souffrances,
– Sentiment d’une vocation : Avoir le sentiment d’avoir une destinée, de servir à quelque chose, de « renvoyer l’ascenseur » ou donner en retour.

Et des tests ont commencé à être élaborés sur la base de 21 compétences réparties en 4 dimensions : Conscience de soi (ego, valeurs, construction du monde…), conscience des autres (interconnexion), maitrise de soi (situations de stress, mise en œuvre de ses croyances et valeurs…), place dans l’environnement (rôle de leader, professeur, facilitateur du changement, compassion…)

L’objectif de ces tests au-delà des résultats est la prise de conscience de modes de fonctionnement et l’apport d’un éclairage nouveau en termes de comportements. Etre un leader « spirituel » dans une entreprise ou organisation n’est pas une utopie mais une nécessité passant par une prise de conscience et un changement de motivations.

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