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Conclusions sur la conscience et bibliographie

Conclusions

Cet exposé sur la conscience explore un domaine qui est largement connu pour être un défi pour la psychologie. Il semble qu’il n’y ait pas de réponses faciles aux questions posées par la conscience. Pourtant en dépit des débats, des progrès considérables ont été faits dans la recherche sur la conscience. Les théories comme celle de Baars ou de Damasio font des propositions positives concernant la notion du Moi et l’accès et le pilotage de l’information lors d’une prise de conscience. Ce sont des aspects importants de notre expérience consciente, et, en dépit du désaccord sur la façon d’expliquer ces phénomènes, les chercheurs ont développé des théories et ont commencé à expliquer un nombre considérable de données collectées. Les preuves neuropsychologiques sur les expériences de certains patients ont aidé à comprendre quelques-uns des différents éléments impliqués dans la conscience ainsi que leurs bases physiques possibles dans le cerveau.

Ce chapitre a aussi exploré vos propres intuitions ainsi que la littérature scientifique. J’espère que vous pouvez comprendre pourquoi. Notre évaluation de théories comme le mystérianisme, entre autres, dépend en partie de nos intuitions sur l’expérience consciente (ou encore la conscience phénoménale). Dennett pense que nos intuitions nous amènent à faire des erreurs et doivent être analysées : nous avons besoin d’éclaircir quelques-unes de nos propres confusions conceptuelles. D’autres chercheurs pensent que nos intuitions sont bien fondées et que cela soulève des difficultés quand à une approche scientifique de la conscience. À ce niveau pouvons seulement essayer d’évaluer objectivement ces deux approches et comprendre leurs implications.

Nous faisons donc toujours face à des questions importantes. En premier lieu et vu les différents types de conscience, est-il raisonnable de penser qu’une seule théorie peut toutes les expliquer ? Les éléments dont nous avons discuté suggère que la conscience phénoménale requiert une explication autre que celle sur l’accès à la conscience ou sa fonction de contrôle. Deuxièmement comment traiter la conscience phénoménale ? Répondre à cette question aurait des implications profondes quant à notre compréhension de l’esprit et la psychologie. Si nous décidons que la conscience phénoménale peut être expliquée scientifiquement (soit en remettent en cause les qualia, soit en essayant de les expliquer par leurs fonctions biologiques et cognitives), alors la psychologie peut être vue comme une science de l’esprit, au même titre que la physique ou la chimie. Si toutefois nous décidons que la conscience phénoménale ne peut pas être étudiée via une approche scientifique, alors nous sommes face à deux options : la première est de continuer à adopter une approche scientifique en psychologie qui n’offrira alors seulement qu’une explication partielle de la vie mentale (n’expliquera ni la conscience phénoménale, ni l’esprit). L’autre option est de reconnaître que même si la conscience est un sujet d’étude psychologique, la psychologie ne peut pas être assimilée aux sciences naturelles et propose d’autres sortes d’explications.

Nous sommes revenus au point de départ. Nous avons commencé par essayer de faire taire notre intuition : en prenant conscience de notre environnement, non seulement nous collectons de l’information sur cet environnement, mais nous expérimentons celui-ci d’une certaine façon. Et nous avons fini sur la façon dont nous devons traiter cette intuition, avec la conclusion suivante : Alors que l’état actuel de nos connaissances ne nous permet pas de résoudre ce problème, quand nous le ferons, cela aura de profondes implications sur une compréhension de l’esprit et de la façon dont il doit être étudié.

Les différents chapitres sur la conscience se sont inspirés d’un cours de l’Open University en psychologie écrit par Nick Braisby

Bibliographie

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