Extrait du « World Book of Values » : idéalisme et fermeté

9253011_sAvec 253 co-auteurs de 28 pays différents, ce livre sur les valeurs montre ce que l’on peut réaliser actuellement grâce à Internet.

Extraits sur l’idéalisme et la fermeté

Qu’est- ce que l’idéalisme?

L’idéalisme c’est croire que demain sera meilleur, que dans tout homme il existe une possibilité d’évolution vers une pleine conscience de lui-même et de l’autre. De nos jours chaque individu se croit enfermé dans une sphère, sorte de bulle dont il ne peut pas sortir : il est dirigeant, mère de famille ; il agit de telle ou telle façon et il lui semble qu’il n’a pas d’autres possibilités d’agir ou d’être ; il crée ses propres limites. L’idéalisme c’est savoir que ces limites, hormis les limites biologiques et environnementales, sont artificielles et qu’il est toujours possible de les repousser pour aller vers soi-même et les autres ; l’idéalisme, c’est croire et se réveiller à notre monde intérieur et extérieur pour s’en émerveiller et contribuer à son évolution. Et cette croyance en l’homme et son évolution est source d’optimisme et de dépassement de soi-même.

L’idéalisme est aussi un guide dans une vie, un fil conducteur dans un labyrinthe ou un phare qui rassure quand la mer est déchaînée. Quand on fait face à une action vulgaire, mensonge, trahison,… l’idéalisme peut permettre de comprendre l’attitude de l’autre, sa faiblesse passagère, comprendre ne voulant pas dire excuser. L’idéalisme devient alors la porte de la compassion à défaut d’empathie. On sait que la personne n’est pas foncièrement mauvaise, on cherche ce qui a pu amener à une telle action. L’idéalisme est alors clé pour aller ver une civilisation sans violence et sans haine tout en restant juste et rigoureuse. Il permet de rentrer dans une relation d’aide en cherchant dans l’autre l’étincelle sacrée, sa part de divinité.

L’idéalisme est joie devant le génie humain, mais il peut être aussi souffrance devant sa violence. L’idéalisme crée du lien, fait appel à la solidarité dans les moments difficiles, à l’écoute dans la patience.

L’idéalisme est un formidable réservoir d’énergie où on puise la force de se lever tous les matins et de se battre car l’idéalisme pousse à penser que cela sert à quelque chose ; l’idéalisme donne du sens.

L’idéalisme, c’est la possibilité de croire en un monde où la peur et la souffrance auraient disparu, un monde où nous pourrions comprendre le langage des autres hommes mais aussi des animaux et des végétaux, un monde où idéalisme et réalisme signifieraient la même chose, un monde où la tristesse serait bannie, où l’ego continuerait à exister mais sans dominer.

L’idéalisme est un projet tourné vers l’avenir, né de l’émerveillement des œuvres passées et de l’imagination d’un futur à créer L’idéalisme c’est voir ce qu’il y a de beau, d’élégant et de raffiné dans le monde qui nous entoure.

La Fermeté
La Fermeté, tant décriée de nos jours et pourtant, c’est de l’armature, de la structure dont il s’agit ici, de notre personnalité mais aussi de tout système existant, matériel ou immatériel. La Fermeté signifie courage, énergie mais comme toute valeur, elle a besoin d’être accompagnée par sa valeur miroir, la compassion, sous peine de devenir dureté, selon la loi de la dualité qui s’applique à l’humanité.
La Fermeté est un contenant dans lequel un contenu d’amour et de compassion se déverse sinon, cet amour se répandrait et perdrait de sa force de transformation.
Car la Fermeté est cousin de la rigueur. La frontière est poreuse entre ces deux valeurs et elle est vite franchie si la miséricorde ne s’interpose pas. Car la Fermeté est la valeur gardienne de la porte du bien et du mal. Rappelez-vous cette phrase que vous avez surement entendu : « j’agis fermement pour ton bien », phrase qui fait basculer dans la peur de ne plus exister.
La Fermeté c’est pouvoir dire non, le pouvoir de ne pas vendre son âme au diable tel Faust, ce qui permet de garder la tête haute, de dire non à ce à quoi on ne croit pas, qui est contraire à ses valeurs. Car c’est d’abord et avant tout à soi que la Fermeté s’applique. Se regarder sans complaisance tel que l’on est la clé pour être juste avec les autres, à commencer par nos enfants. La Fermeté permet alors de grandir et de faire grandir, de se dépasser et de diriger.
Car la Fermeté est aussi liée au pouvoir, à l’autorité ; elle est une force intérieure mise au service du monde et qui fait les grands leaders. Elle est liée à la justice sans haine. Elle est aussi liée à la prise de décision, parfois difficile car il faut trancher, sachant que cette décision aura une influence sur la vie de l’autre et sur la sienne : décision de rupture, de séparation de ce qui pour nous ou la société est néfaste, décision que nous pensons nécessaire, toujours difficile et parfois douloureuse. La fermeté est alors non seulement une façon de s’affirmer mais aussi de se transformer car ces décisions amènent à le réflexion sur ses propres valeurs, sa place dans un système, le pouvoir que l’on détient et l’usage que l’on en fait. La Fermeté nous oblige surtout à nous mettre à la place de l’autre, à ressentir ce qu’il peut ressentir face à notre pouvoir, à prendre conscience de notre puissance et de la nécessité d’amour dans nos décisions. La Fermeté signifie parfois solitude mais toujours dépassement de soi vers plus de compassion.

 

0 responses on "Extrait du "World Book of Values" : idéalisme et fermeté"

Laisser un commentaire

X
%d blogueurs aiment cette page :