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L’aide internationale en Afrique sub-saharienne: un cas insoluble ?

20994373_sPapier sur l’analyse de l’aide au développement en Afrique subsaharienne: pistes de réflexion pour une aide plus efficace.

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Extrait

Nombreux sont les acteurs qui s’occupent d’aide publique au développement.
Les canaux de distribution sont tout aussi variés, l’aide pouvant être
allouée d’État à État, dans le cadre de relations bilatérales, ou par l’intermédiaire d’organisations multilatérales. Les principaux bailleurs de fonds multilatéraux sont la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (F.M.I.),
l’Union européenne, les différentes agences des Nations unies, et les banques régionales de développement. L’aide multilatérale représente, depuis 1975, environ 30 % de l’aide publique totale.
Au titre de l’aide bilatérale, les principaux donateurs, en montants absolus, sont les États – Unis et le Japon. Toutefois, les efforts d’aide de ces derniers (respectivement 0, 15 % et 0,20 % de leur revenu national) demeurent largement en deçà des 0,7 % fixés dans la résolution adoptée en 1970 par les Nations unies. Au sein des pays de l’O.C.D.E., quelques pays seulement (Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède) atteignaient cet objectif en 2003. L’effort d’aide moyen des pays de l’O.C.D.E. a considérablement chuté tout au long des années 1990 pour atteindre, en 2003, 0, 25 % de leur Revenu National Brut et les engagements répétés des différents bailleurs de fonds d’augmenter
leur budget d’aide ne sont pas toujours suivis d’effets.
A ces bailleurs étatiques se rajoutent les organisations non gouvernementales
ou ONG humanitaires.
Ce sont des organisations d’intérêt public qui ne relèvent ni
d’un Etat ni d’une institution internationale. Les ONG ne forment pas un ensemble homogène allant de quasi -entreprises multinationales (Oxfam, Care) à de petites associations locales. Parmi elles, il convient de distinguer
les ONG caritatives , souvent spécialisées dans l’aide d’urgence, des ONG
de développement engagées sur des programmes à long terme.
Or,aucune coordination n’existe ou même n’est envisagée ( si toutefois elle était possible) entre ces différents acteurs qui poursuivent soit des intérêts personnels, nationaux ou régionaux, soit mettent l’aide au service d’idéologies politiques différentes: entre social-démocratie comme en Afrique francophone ou libéralisme économique primaire comme en Zambie où la plupart des écoles
publiques sont payantes car l’Afrique sub-saharienne est le lieu de tous les affrontements de courants de pensée venus d’autres parties du monde. C’est un lieu- miroir.

 

3 responses on "L’aide internationale en Afrique sub-saharienne: un cas insoluble ?"

  1. Voilà donc un bon article, bien passionnant. J’ai beaucoup aimé et n’hésiterai pas à le recommander, c’est pas mal du tout ! Elsa Mondriet / june.fr

  2. That is a really good tip especially to those new to the blogosphere. Short but very precise info… Thanks for sharing this one. A must read article!
    dillards http://www.dillarddresses.com

  3. Enfin un article intéressant, je ne vais pas hésiter à le recommander, c’est vraiment bien.

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